Constance chronique
Published July 18th, 2007 in LifeJe m’imagine que d’autres vivent leur vie en traçant des directions et en les suivant. La crise des trente, la crise des quarante font de temps en temps éclore une remise en question.
J’ai un jour rencontré un psy pour tirer la conclusion au bout d’une heure que je me demande comment bien vivre ma vie !
Et quand j’essaye de me comparer j’ai l’impression que je ma vie se passe dans un champs de bombes. Va savoir si c’est mon anxiété chronique qui me pousse à cette constante réévaluation. Et ça contraste bien avec mon imaginaire qui me ferait croire qu’une vie réussie est planifiée, presque téléphonée ou les choses se passent dans un fauteuil.
Parfois je me demande quel diable m’a piqué pour faire mon parcours ; je me sens loin d’où je viens. Ce qui contraste assez avec le fait que je regrette peu mes choix.
Ces temps me suis surpris avec deux choses. J’ai changé et pris l’aplomb que j’ai si souvent envier à Glenn. Je sais ce que je veux et je dis ce que je veux sans ne plus craindre un rejet de l’autre. De même c’est plus facile de nouer avec les nouvelles personnes que je rencontre.
Mais l’autre chose est celle qui me rend perplexe : je ne me projette difficilement dans l’informatique. Je suis ravi de tout le plaisir que j’ai pu y éprouvé : c’est un monde tellement normé qu’il se décrit par ses règles. Un monde où je ne pouvais que me sentir bien. Un monde qui se ferme aux utilisateurs parce qu’ils cherchent à y inscrire leurs idées, leurs émotions, le flou de leur préhension ou le mystère de leurs existences.
Il y a dix ans si on m’avait parler de la mission qui m’investit j’aurais probablement dit que de créer ma société en informatique pourrait m’aider à rendre le monde meilleurs. Mais c’est prendre une telle distance, se mettre dans une bulle qui empêche d’accéder à nos contemporains.
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