Gouffre

Ce soir je fuis le sommeil de peur de refaire encore des cauchemars. La nuit dernière fut mouvementée ; le simple fait de changer quelque chose dans ma vie, ne serait-ce qu’un statut a suffit à faire sortir des craintes de mon inconscient.

Je n’y vois plus de contresens : je suis bavard et j’ai du mal à exprimer mes malaises à laisser aller la parole. C’est terrible cette pudeur qui veut fuir un jugement, cette image que je veux toujours projeter.

Dans le fond il y a aussi ce passage que je vis. Mes émotions se comparent à l’économie française des années 90. Dans une constante crise, positivement progressive. Je suis en perte de référence. Ce n’est pas la première fois. Ce vide dans mes entrails me reprends ironiquement il ravivera sensibilité et peut-être amabilité. Ça doit être un instinct que de fuir les forces d’éther.

Aller encore un dernier café, pour être ivre de sommeil et dormir comme une masse, sans mes pensées.


One Comment to “Gouffre”  

  1. 1 greg

    Eh bien que t’arrive-t-il? Serais-tu trop stressé?

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