Peu de temps

Tiens ?! la dernière entrée date du 19 décembre 2006. L’année dernière ! La vie s’est accélérée. Je me souviens dire pendant décembre que j’allais bien : il m’est impossible de me trouver inoccupé, toujours un problème à résoudre, toujours un truc qui traine dans ma tête à analyser.

Il y a eu pleins de moments forts. Je me souviens en premier du Noël entre colocataires. Olivier et Baptiste avaient préparer des cadeaux et un gigantesque poulet. J’ai terminer avec des bittes en gelée et une house à fer à repasser où quand tu repasses la serviette, le sex du playmate apparait. si-si-si.

Le lendemain le 23 j’ai découvert les russes-blanc. J’en ai tellement bu que je me suis retrouvé sur une patinoire avec des compagnons de travail. Je venais de lire un passage de *Never eat alone” qui disait que c’est crétin de refuser une invitation en étant gêné. J’ai appliqué (je crois que c’était facile, mais j’aime les prétextes).

Noël fut en famille. Je m’attendait à un Noël un peu triste et monotone, mais j’avais oublié à quel point le cocon familiale est chaleureux. Nous avions passé une règle anti-merchantile il y a quelques années. Un cadeau par personne, pour ne pas virer dans la fière des atomixeurs. Je n’ai pas pu respecter, avec le départ de mon grand-père cette année j’ai envie de gâter mes parents et de m’en faire de beaux souvenirs.

Rapidement j’ai rejoint Oliver, Baptiste, Chantal, Paolo et Jorge pour passer quelques jours à Barcelone. Mes potes sont tellement marrants que je n’ai pas l’impression d’être à la hauter. J’ai suis plus inhibé : je n’arriverais pas à prendre l’avion en ayant bu.

Comme à chaque fois l’Espagne me semble un paradis dans les vestiges. On y sens toujours une situations économique moindre, comme si les gens l’avait dépasser pour se rappeler les plaisir de la chair, de la sensualité et mon dieu ce qu’ils sont sensuels. De retour en Suisse, je trouvais Genève moche et les gens si peu lumineux.

Pour la première fois j’ai poussé les portes d’une club gay, une nouvelle boîte de pandore ouverte. Les symptômes furent nombreux : le premier fut un acouphène le lendemain et surtout pendant deux jours de voir des corps danser devant moi ; délices dans la rétine.
Ensuite j’ai une autre perspective sur le comportement des homos qui ignorent le restent du monde (esprit marais). Pendant une nuit c’était si doux de se sentir normal de pouvoir caresser du regard sans être discret et de s’enflammer sans avoir peur d’offenser. J’aime et je m’inquiète : j’ai l’impression de m’affirmer par point chaud comme avec mes collocs (que ça doit fichtrement faire chier) et je pourrais verser dans ce monde d’exclusifs inversant les normes.
Plus profond j’ai eu un vil sentiment de ne pas avoir consommer ma jeunesse périmable. Mais qu’est ce que je foutais ailleurs ? Pourquoi ai-je mis si longtemps à faire quelque chose qui maintenant me parait si simple et léger ? Le sentiments des regrets est lancinant et terrible. Je sais qu’il ne faut pas regarder en arrière, mais ça me met encore en colère.

D’ailleurs en parlant de ne pas faire ce qui faut, je ne suis pas fier de travailler seize heures par jour. J’ai passé le cap du bonheur de réaliser mes capacité. J’ai envie de lire Le travail, une valeur qui disparait de Médatm sans en avoir le temps :) Pour une fois, je ne crois pas que je fuis, mais que je veux préparer et terraformer mon futur professionnel.

Quand j’avais seize ans un seul mois de travail dans les espaces vert de ma ville m’avait décider à faire des études. Je crois que c’était pour trouver des gens qui ont de la conversation. Mon travail au sein de Coris, cette année, définit mon futur avec la même magnitude. Une citation me trotte dans la tête : ne pas échanger la certitude de mourir de faim contre la possibilité de mourir d’ennui.

D’ailleurs puisqu’on parle de ma boîte : elle m’écœure jusqu’au dernier moment. On m’envoie un projet mal défini et mal géré au casse pipe pour faire face à un client. Je pense que c’est un comportement de trouillard et de lopette. Comme le dit un proverbe espagnol : c’est les heures avant le lever du soleil qui sont les plus sombres.

J’ai pas envie de terminer sur un paragraphe où je râle. C’est trop facile et trop commun. Cette année je viens d’accrocher mes résolution au mur. J’ai un tel espoir de les tenir. Pour partager la plus intime… lundi je prends rendez-vous avec un psy (et j’en parle pour ne pas dramatiser).


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