Un week-end sur des rails
Published June 25th, 2006 in LifeJ’aime commencer les bons week-ends par de bonnes nouvelles le vendredi après-midi. J’en ai reçu une très bonne : je suis passif, mon grand projet avance.
Rentré j’étais déjà sous extasy pour terminer mon dernier roman : je me suis vite trouvé de l’herbes dans le parc des Évaux. La lecture d’un Beigbeder vaut bien la peine de mélanger les drogues, de les dissoudre dans les bulles d’une coke-light.
Puis en errant je suis arrivé au bord du Rhône, pas envie de m’y jeter : le Lignon faisait barrage.
De retour à l’appartement je téléphone à ma confidente… rendez-vous, s’il vous plaît et mission impossible : une journée me suffira-t-elle à me réjouir de les voir.
Samedi matin j’ai la tête dans le frigo, j’en installe un nouveau ; le présent manque de gin, vodka et artillerie du week-end. L’après-midi je n’ai qu’un mot d’ordre : accessoires, accessoires, accessoires.
Un nouveau cendrier alors que je ne fume pas chez moi, les luminaires pour mettre en valeur l’obscurité de mes nuits. Et tout ce que je n’ose porter, mais faut se soigner.
Je croise Chantal, enfin je l’ignore involontairement : mon esprit était coincé dans les motifs fleuris d’une cravate. Chantal est habillé en éxécutive-woman du samedi : sautoir de clés, petits plis dynamique dans les vêtement, cédés et fringues dans les sacs. Quand je suis à côté d’elle je me prends pour Doc Gynéco les jours où il est penaud.
Chantal termine ses courses par un pack de bières, le glamour de son aérodynamisme tombe un peu… mais c’est pour Jorges, la bonne cause et les matches.
À l’appartement je déballe frénétiquement mes accessoires, puis tombe dans le coma : je suis entrain de choisir les couleurs psyché pour des gâteaux virtuels.
Avec Nicolas et Sandrine nous nous retrouvons dans l’atmosphère feutrée du Sagano. J’ai toujours de descendre dans les salles tatami du sous-sol comme on descendre dans une fumerie d’opium. Sauf quand nous remplaçons volontiers le péché de narcolexie par celui de gourmandises de sushi.
Ce matin, tendre réveil vers 6h. canapé. poursuite du sperme noir.
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