Ce matin mon grand-père nous a paisiblement quitté. C’est Nassira, mon infermière préférée, qui l’a entouré et recueilli ses derniers instants.
Un peu plus tard, au moment ou je levais tête de mon lit, la sonnerie du téléphone m’annoncait la nouvelle.
Aujourd’hui au travail je l’imaginais sur la route du paradis entrain de siroter un verre de rouge en faisant une escalle. C’était une magnifique journée pour partir : le beau temps s’étendait de l’Alsace à Genève.
Mon dernier message était de préparer une cannette de bière pour que nous nous fassions encore de bons moments quand j’arriverais au paradis.
Il nous avait demandé de ne pas pleurer pour son départ. Ça ne m’empêche pas de sentir la tristesse. Une tristesse innondée de la quiétude qu’il laisse derrière lui. Il nous entourait de bon vivre et de chaleur humaine. Il me laisse son feu sacré à choyer et à transmettre.