Almost happy

23 décembre dans un train qui roule vers l’Alsace ; premier moment où je respire depuis trois jours. Les vacances commencent avec un temps de réflexion ; je suis content de préparer le bilan avec un peu d’avance.

Japon

Flashback de l’année dernière : après une soirée aux millu et unu nuitu, mes parents et moi nous souhaitions la nouvelle année dans un train au dessus de Tokyo. Dans mes souvenirs c’était un moment magique.

Il y a un an j’étais au Japon. Depuis les bons moments sont remontés, je suis suppris par le nombre de souvenirs. Mazami vit en France, Haruki rejoint sont boyfriend à Madrid, Yamamura-san et Matsubara-san viennent à Paris en janvier, Nelly va bien. Okasan vient de m’écrire.

l’attente

Et puis après : avril, mai, juin. Ça été le purgatoire ! Non sérieusement il me faudra toujours faire des plans pour le futur. Parce que me retrouver un beau matin avec deux valises au bout des bras et me demander ce que je vais bien faire c’était pas astucieux. Lausanne fut mon refuge. Pauvres Olivier, Luis, Mounir, Sandrine et Nico : j’ai vraiment eu besoin d’eux.

Ça a été la première fois où j’ai fâché Sandrine et Nicolas. Il n’y a même pas eu d’incompréhension. Nous avons pris un peu de distance. Je les aime mais je crois qu’il serait mieux de leur laisser leur paix.

Les lumières

La décision : Paris sans filet. Ben je suis content de l’avoir fait… répondre à des offres de missions, c’est finalement comme de se pointer à un rencard amoureux. On se fait beau, on oublie les apparences pour rester authentique et finalement les choses se passent bien ou alors c’est qu’on aurait été triste.

Et je peux parler de rencard pour avoir passer mes soirée à ça. Je me rappelle le premier où j’avais peur d’avoir de souffrir. Ceux que j’ai fait dans l’indifférence. Ceux où jamais le physique de l’autre sans qu’il n’aime le miens.

J’aillais habiter rue du croissant ; des contracts pour les six mois. Et… vint l’écho des alpages. Damiano m’en avait souvent parlé : j’ai fini par repasser en Suisse.
Mes décision ne sont pas vraiment rationnelle : tout se passe finalement au feeling. En mangeant le midi avec Mounir, il a du dire les mots que je voulais entendre. Et puis il y a eu le sourire d’un bonhomme quand je lisais un magasine.

l’annonce

Et vint le moment que j’avais préparé depuis trois mois : dire à ma mère que je lui avais cacher une partie de moi. Maman, à propos de tes rêves de petits enfants… j’en rêve aussi mais il va falloir que je les fasses différemment.

l’ordinaire

Et vint la routine qui te plonge dans l’ennui ordinaire. J’ai l’impression de perdre ma vie quand les jours se ressemblent. Heureusement les livres racontent tous une histoire différente, c’est le moment où je me suis plongé dans l’énigme sacrée, la bible et les homos, Benchetrit et ses chroniques de l’Alsphalt.

J’ai une petit cousine que je ne connais pas. J’ai toujours pensé que les liens de sang étaient une bêtise pour exclure des gens. En fait de savoir que quelqu’un de ma famille souffrait m’a vraiment fait mal. J’étais pendu aux lèvres de ceux qui me donnaient des nouvelles.

Glenn fêta ses trente ans à Paris. En y repensant je crois que j’ai découvert une autre manière de s’amuser. Les moments à St Germain, la leçon de Glenn pour que je me respecte, le 360 que m’a offert Caroline et de voir Alban découvrir Marie. J’ai vécu dans ces souvenirs heureux pendant plus d’une semaine.

Et puis des étoiles passent Stephano, Raphaël et le pèlerin.

la fin, année + 1

Noël arrive. Je découvre des membres de ma famille. Je n’ai pas vu le temps passé. C’était le premier Noël après la mort de ma grand-mère je crois que c’était le premier Noël heureux depuis quelques années.

ce qui reste

Beaucoup de bonheur : celui de réaliser la valeur des mes amis, l’ouverture de mes parents.

Je me rappelle avoir souffert au Japon de l’indifférence, de ce vide d’émotion qui peut éteindre les âmes. Cette année je suis blessé par la distance. J’ai l’impression que tout le monde est loin. Les Tanakas au Japon, Haruki et Guille et Espagne, Anne-Marie, Glenn, Alban et Caroline à Paris. Javier en Chine.

Et surtout je suis tellement heureux d’avoir appris à connaître Anne-Marie : elle m’a conseillé avec bienveillance pour mener cette année. C’est vraiment grâce à elle que ma vie est plus belle.

voilà

Ce matin je suis un peu bleu : je n’ai toujours pas trouvé l’ange espéré. Mais sens une évolution. Oh je n’ai pas changer le monde, je ne sais même pas si j’ai changé. Je me suis peut-être juste accepté.


No Comments to “Almost happy”  

  1. No Comments

Leave a Reply