Première Sayonara partie
Published March 25th, 2005 in JapanQuand il y a un an j’entendais parlé de partie d’adieu, j’avais un peu de mal à concevoir ce que cela pouvait bien être. À force je me rends compte que tout est très protocolaire. Nous partons, donc il faut suivre le processus établi d’un départ et faire une fête d’adieu.
Toutes les personnes de mon entourage sont venues, cela m’a fait super plaisir. Cela a même provoqué une anicroche dans le protocole : un de mes voisins de cubicle ne faisait pas partie de mon équipe de travail mais a quand même peu venir.
Après la partie, des collègues m’ont emmenés dans un café pour terminer la soirée, ce qui encore une fois ne fut pas protocolaire… Nous avons enfin parler un peu de nos vies personnelles, je crois qu’ici ça ne se fait que peu et d’ailleurs ça ne fait qu’aiguiser les curiosités. Et il y a des plans pour venir en France, soit en Mai soit en Juillet.
Les intentions sont moins dans les paroles, plus exprimées par une simple présence. J’ai l’impression de pouvoir trouver une closure à tout ça, de pouvoir tourner la page en étant heureux de ce que j’ai peu faire.
Pour ce qui est du stage et peu être aussi de la société japonaise, j’arrive aussi à faire la part entre deux choses.
D’un côté il y a cette énorme masse, l’ordre supérieur du groupe qui est une abération, chacun se sent investi d’un devoir envers les autres. Tout est insensible, presque militarisé. Souvent c’est cette rectitude qui gratte. Le don de soit pour cet ordre n’est pas une vertue mais une obligation.
Et de l’autre côté, il y a des personne,s par exemple celles de mon groupe (par opposition à la société tout entière) qui essaye de mettre de l’huile dans les rouages pour que le gros monstre puisse fonctionner. Souvent cela revient à trouver l’astuce ou la manière de penser qui permet de faire cohabiter le devoir ou l’obligation de chacun avec chaleur humaine. C’est particulièrement difficile vu la taille du code social japonais.
En gros je pense que le Japon est une terre cruelle où les pires attrocités sont possible et je pense que les japonais donnent tout ce qu’ils peuvent pour rendre le Japon doux et agréable à tous les humains qui y vivent.
Et maintenant, je commence à me faire une joie du retour… Je ne crois pas que je vais retrouver les choses que j’ai laissées, partir c’était déjà les abandonner… Mais je me rejouis de pouvoir découvrir de nouveaux pays : la France, la Suisse.
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