Bonjour Paresse
Published January 19th, 2005 in BooksCe livre commence par des « à oui la femme qui travaillait à EDF ». Pendant que je l’ai lu j’en ai beaucoup entendu parler. Pour cause : cette femme elle crache dans la soupe !
Le livre n’est pas offensant, mais c’est un dur constat de toutes les choses que nous subissons sans même imaginer qu’elles pourraient être différentes. Tout est découpé, analysé, étiquetté d’une manière minutieuse et concise de manière à faire ressortir des vérités de notre environnement.
Et finalement c’est tout le capitalisme qui est revu. Ça ne m’avait jamais traversé l’esprit, mais comme tout idéologie, le capitalisme aussi est voué à disparaître pour la suivante. Je crois que si tu lis ceci avec perplexité, toi aussi tu es trop dans le système.
Évidemment ça ne va pas changer le monde, mais au moins ça prouve que quand on dit la vérité on peut se faire virer ! Quelle aubaine, le prochain essai ou roman de Corinne Maier je le lirai !
Sinon le style et la qualité du français me laissent tout simplement rêveur. Ce que j’aime d’ailleurs c’est que mieux le français est écrit, plus il est facile à lire.
Deux références bibliographiques m’ont fait sourire : la première est cellle de Belle du Seigneur (avec Adrien Deume) de Cohen et l’autre est No Logo de Naomi Klein.
Ahhh, le capitalisme… C’est vrai, c’est un peu devenu une doctrine.
Mais c’est surtout un système économique qui décrit une méthode d’abstraction de la propriété: l’action. Ses conséquences sociales, le détachement de celui qui détient la propriété des moyens de production, l’accès plus difficile à une réelle propriété, c’est-à-dire la propriété de biens qui permettent de subsister, de toute une couche de la population sont des phénomènes amplement décrits.
Si l’on veut critiquer le capitalisme, il faut pouvoir montrer son impuissance à faire face à des problèmes de distributions de biens. C’est difficile, parce que sauf dans le cas de l’informatique où les coûts de distribution et de reproduction sont nuls d’une part, et où le moyen de production, le cerveau du programmateur n’est pas sujet à la propriété d’autre part, il semble bien que ce système représente un optimum.
Par contre, la structure de société éclatée, où la propriété n’induit plus de responsabilité est problématique. Si le pouvoir, sous forme de valeurs boursière, devient dilué et distant, n’existant plus que pour lui-même, alors l’injustice naît et grandit, non plus de par la volonté des puissants, mais de leur ignorance.
Vive l’école, vive la révolution !