Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Eric-Emmanuel Schmitt, 13 x 20, Albin Michel, 2001

Comme il fait bon vivre quand on vit doucement. La rue bleue respire le cloître, l’endroit fermé. Et Momo un petit garçon, nous montre que la vie peut devenir belle en rencontrant un personne. On peut devenir quelqu’un de fantastique en volant des boites de conserve, en devenant un homme entre les cuisses d’une pute de la rue de Paradis (si l’on n’oublie pas le cadeau) et avoir comme seule arme son sourire. Le plus beau, c’est que Monsieur Ibrahim sait ce qu’il y a dans son Coran.

Les passages que j’ai aimé :

- Je ne m’appelle pas Momo, mais Moïse. [...]
- Je sais que tu t’appelles Moïse, c’est bien pour celà que je t’appelle Momo, c’est moins impressionnant.
C’est de sourire qui rends les gens heureux.
Arabe, Momo, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu’à minuit et même le dimanche » dans l’épicerie.
En avisant mieux, je découvre aussi qu’elle ressemble vraiment aux putes de la rue de Paradis, sans réaliser qu’en fait, ce sont les putes de la rue de Paradis qui se déguisent en Brigitte Bardot pour attirer le client.
Vlan: sourire!
Evidemment, Momo, tu as vu comme tu t’y prends ? Tu les fixes en ayant l’air de dire : « Vous avez vu comme je suis beau. » Alors, forcément elle rigolent. Il faut que tu les regardes en ayant l’air de dire : « Je n’ai jamais vu plus belle que vous que vous. » Pour un homme normal [...], ta beauté, c’est celle que tu trouves à la femme.

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